Des campus plus sécuritaires

La violence est devenue de plus en plus courante sur les campus postsecondaires partout en Amérique du Nord. La violence sexuelle est un grave problème dans nos collectivités et les campus d’Ottawa ne sont pas à l’abri de ce phénomène. Les répercussions dévastatrices d’un viol chez les personnes qui en sont victimes ont été bien documentées, y compris les conséquences négatives pour la santé physique, mentale et émotionnelle, le rendement scolaire et les relations interpersonnelles. Il y a de nombreux autres effets intangibles de l’oppression et de la violence fondée sur le sexe qu’il est plus difficile de mesurer et les données suivantes de Fédération canadienne des étudiantes et étudiants ne nous en offrent qu’un instantané.

  • Même si la majorité des agressions sexuelles ne sont pas signalées, neuf agressions sexuelles sur dix qui sont signalées à la police au Canada impliquent des femmes.
  • Les agressions sexuelles sur les campus sont les plus fréquentes durant les huit premières semaines de cours.
  • Plus de 80 p. cent des agressions sexuelles sont commises par des personnes connues des victimes.
  • Au moins 50 p. cent des agressions sexuelles commises sur les campus se produisent lors de rendez-vous galants.
  • Au Canada, les jeunes femmes âgées de 16 à 24 ans courent le plus grand risque de subir une agression sexuelle.
  • Quatre étudiantes de premier cycle sur cinq ont affirmé avoir subi de la violence fondée sur le sexe lors d’un rendez-vous galant ou d’une relation avec un partenaire intime.

La Coalition d’Ottawa contre la violence faite aux femmes (COCVFF) a obtenu un financement de Condition féminine Canada pour un projet ciblant les étudiants et les étudiantes de quatre établissements postsecondaires de la région d’Ottawa : l’Université d’Ottawa, l’Université Carleton, le collège La Cité et le Collège Algonquin. En partenariat avec le Centre d'aide aux victimes de viol d'Ottawa (CAVVO), ce projet visait à recenser les problèmes de violence sexuelle et de violence fondée sur le sexe touchant les jeunes femmes et d’autres personnes marginalisées sur les campus d’Ottawa et à y trouver des solutions.

Que se passe-t-il sur les campus d’Ottawa? Dans le cadre de ce processus, une évaluation des besoins et une analyse différenciée selon les sexes ont été effectuées en 2013. À cette occasion, les intervenants et les partenaires communautaires ont collaboré afin de mettre en évidence les actifs et les stratégies prometteuses dans leurs collectivités de même que les lacunes et les obstacles à la prévention de la violence sexuelle sur les campus d’Ottawa. Read the needs assessment report.

Comment les étudiants en apprennent-ils davantage à ce sujet? Une campagne dans les médias sociaux a été conçue pour permettre le déploiement de l’application et promouvoir une meilleure éducation et une plus grande sensibilisation à l’égard de la violence sexuelle et pour informer les gens au sujet de notre fantastique application R.I.S.E. Consultez le site justgotweird.com pour en apprendre davantage! Télécharger R.I.S.E. ici!
iTunes: https://itunes.apple.com/us/app/rise-octevaw/id1273365828?ls=1&mt=8
Android: https://play.google.com/store/apps/details?id=com.favequest.mea.rise
Site web: https://mea.favequest.net/rise/mobile/

Comment les étudiants peuvent-ils développer des compétences pour intervenir? Une application dans les médias sociaux a été créée dans le but d’aider les étudiants à reconnaître, intervenir, soutenir et éduquer. L’application R.I.S.E. aide les étudiants à prévenir la violence avant qu’elle ne se produise. S’ils connaissent une personne qui a subi de la violence sexuelle, les ressources qui leur sont offertes les aideront à la diriger vers le soutien approprié.

Que peuvent faire les groupes d’étudiants, les facultés et les administrations pour intervenir? Puisant dans les ressources fantastiques de l’Ontario et d’ailleurs, nous avons dressé une liste des pratiques et des cadres prometteurs que les campus pourraient prendre en considération lorsqu’ils tentent de prévenir la violence sexuelle sur les campus et de trouver des moyens d’intervenir. Read the report.